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LES FRÈRES MENNONITES

La Réforme protestante

Pour connaître l’origine des Églises des frères mennonites, nous devons faire un bond de cinq siècles en arrière et retourner à la Réforme protestante. Au XVIe siècle, les grands réformateurs Martin Luther, Jean Calvin et Ulrich Zwingli revendiquent un retour aux enseignements du Nouveau Testament. Ces réformateurs sont à l’origine de ce qu’on appelle la Réforme protestante.

Au sein de cette Réforme apparaît, à Zurich en Suisse, le mouvement anabaptiste, au tout début des années 1520. Les anabaptistes sont un groupe de chrétiens qui désirent une réforme plus poussée de l’Église. Ils prônent la séparation de l’Église d’avec l’État, désirant ainsi s’émanciper du pouvoir civil en matière de foi et de pratique religieuse, et le baptême sur confession de foi par opposition au baptême des enfants. Ils rebaptisent donc leurs adhérents, ce qui amène leurs opposants à les appeler « anabaptistes », qui signifie « rebaptiseurs ».

Menno Simons

 

En 1536, un prêtre catholique hollandais nommé Menno Simons s’identifie aux anabaptistes et s’efforce de restructurer le mouvement. Durant 18 années, il est persécuté et doit se cacher dans différents refuges. Toutefois, jusqu’à sa mort, il continue d’enseigner, d’écrire et d’organiser des Églises anabaptistes. À l'époque, certains fanatiques révolutionnaires étaient faussement associés à l’appellation anabaptiste. Le mouvement vient donc à se distinguer de ceux-ci et à prendre le nom de «mennonites», étant ceux qui se réclament de l'enseignement axé sur la paix de Menno Simons.

Entre 1874 et 1880, des mennonites et des frères mennonites émigrent en Amérique du Nord à cause de certaines politiques gouvernementales en Europe diminuant la liberté religieuse, abrogeant, par exemple, l’exemption du service militaire pour les mennonites. Aujourd’hui, l’Église des frères mennonites apparaît non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie.

Les frères mennonites au Québec

Dans les années 1950, des missionnaires de langue anglaise viennent au Québec pour apprendre le français dans le but de servir au Congo belge (aujourd'hui la République Démocratique du Congo). En 1960, suite à la révolution au Congo belge, la plupart de ces missionnaires sont invités à commencer une œuvre évangélique au Québec. C’est alors que la Conférence Canadienne des Églises des frères mennonites envoie au Québec son premier missionnaire dans le but d’implanter et de démarrer dans la province une œuvre des frères mennonites.

Ainsi, Ernest et Lydia Dyck s’installent à St-Jérôme en 1961 où ils implantent une telle communauté. Cette Église s’est multipliée au point que nous avons aujourd’hui plusieurs Églises locales formant, depuis 1984, l’Association des Églises des frères mennonites du Québec. Après cinq siècles d’histoire et cinquante années de proclamation et de service au Québec, les frères mennonites désirent continuer d’être des témoins de l’Évangile de Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.

Inspiré du texte de Stéphane Rhéaume, pasteur principal de l'Église chrétienne évangélique de St-Eustache

L'ÉGLISE DE SAINTE-ROSE

​L’Église de Sainte-Rose est née d’un effort d’évangélisation entrepris par le pasteur des frères mennonites Ernest Dyck. Au départ, il s’agissait de répondre aux besoins d’un groupe de résidents de la ville de Sainte-Rose et c’est ainsi qu’un petit groupe maison s’est formé sous sa direction. Parallèlement, celui-ci et les frères mennonites du Québec cherchaient à fonder une école biblique destinée à instruire les nouveaux convertis des Églises des frères mennonites, alors au nombre de quatre, et à former des ouvriers aptes au ministère québécois. Une ancienne chapelle de l’Église Unie, située dans le quartier de Sainte-Rose à Laval, est acquise en vue d’y aménager les locaux de l’école.

La création de cette école biblique, l’Institut Biblique Laval, est indissociable de la naissance de l’Église de Sainte-Rose. Au départ, les quelques douze chrétiens habitant le quartier fréquentent les activités de l’Église de Sainte-Thérèse mais, dès 1977, ils commencent à tenir leurs propres réunions à Sainte-Rose, tandis que le tout nouvel Institut Biblique Laval offre ses premiers cours au sous-sol de l’édifice. Ernest Dyck devient le premier pasteur de notre Église, secondé à mi-temps de Jean-Victor Brosseau. En 1978, l’Église chrétienne évangélique de Sainte-Rose est officiellement organisée et reçue parmi les Églises des frères mennonites du Québec.

En plus de quarante ans de parcours, l’Église de Sainte-Rose a tiré avantage du service de nombreux pasteurs et a aussi permis à plusieurs autres d’y développer leurs dons, servant de véritable tremplin au service chrétien. Au fil de ces transitions, Dieu a fortifié les membres de son Église qui se sont mobilisés dans leur implication auprès de divers ministères et qui ont su édifier et soutenir leurs prochains. Notre Église est maintenant dirigée par un conseil d’anciens, élus par les membres, elle bénéficie de prédicateurs invités d'horizons variés et elle accueille avec joie le ministère féminin; il n’est pas rare que des femmes y enseignent. Bien québécoise, l'Église de Sainte-Rose se situe au cœur d’un quartier résidentiel d’une diversité remarquable que reflète maintenant l'assemblée. Si son lien local est indéniable, l’Église exprime concrètement sa compassion et sa solidarité pour les nations du monde, notamment par le biais d’une participation au Comité Central Mennonite (MCC) ou encore par le biais d’un soutien à Serving in Mission (SIM).

 

Fière de son héritage et tournée vers l'avenir, l'Église de Sainte-Rose a le privilège de célébrer Dieu, de proclamer Jésus-Christ et de servir la communauté qui l'environne au XXIe siècle.


 

 
 
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